Friday, August 31, 2012

Salt and the Waiuu Indians of Colombia


The following story ends my series of articles on the salt adventure, started on August 12 (A Second Look at Salt). See Blog Archive.

At the northernmost tip of Colombia and South America, the Guajira peninsula juts into the Caribbean Sea like a finger. This hot cactus-studded desert, which sees very little rain, is populated by a tough but easygoing people—the Waiuu Indians.
     The Spanish conquistadors who reached Colombia’s Guajira peninsula in the sixteenth century reported that those Indians traded the salt they extracted from the sea for the gold produced by tribes of the land’s interior. Just like the Moroccans of old, who traded their own salt for sub-Saharan gold. Knowing the conquistadors’ obsession with the precious metal, they probably ended that trade brutally upon discovering it.
     However, at Manaure, a dusty village, the Waiuu today are still producing salt. And as everywhere in the developing world where I have watched salt manually produced, it’s hard work here too, though much less so than in the Sahara and Ethiopia. It also brings the Waiuu little money.
     For a few generations the salt flats have also been exploited industrially by a government company, which buys the Waiuu salt. Manaure fills 65% of Colombia’s salt needs.
     Thanks to a scorching sun, a dry and windy climate, and natural lagoons, Manaure was always a perfect place for that activity. Though some miners work there all year, most of them do so only during the more productive three summer months.
     The rest of the time the Waiuu fish or herd goats. They live in mud houses as well as in flattened cactus huts. And they sleep in hammocks, many of them beautifully woven by women and wide enough to accommodate couples. As in many other parts of the developing world, the Waiuu spend much time getting water from distant wells as well as firewood. At least they did so between 1974 and 1987, when I visited them three times. Much has changed there now.

                                            ************************
L’histoire qui suit conclut ma série d’articles sur l’aventure du sel, commencée sur ce blog le 12 août (Le sel revisité). Voir l’archive.

À l'extrémité nord de la Colombie et de l'Amérique du Sud, la péninsule de la Guajira s'avance dans la mer des Caraïbes comme un doigt. Ce désert torride couvert de cactus voit très peu de pluie. Il est habité par les Indiens Waiuu, un peuple  vaillant et désinvolte.
     Les conquistadors espagnols qui arrivèrent ici au XVIe siècle notèrent que les Indiens échangeaient le sel qu’ils extrayaient de la mer pour l'or produit par les tribus de l'intérieur. Tout comme les Marocains, qui autrefois échangeaient leur propre sel contre l’or subsaharien. Connaissant l'obsession des conquistadors pour ce précieux métal, il est probable qu’ils mirent très vite, à leur profit,  une fin brutale à ce commerce.
     Cependant, a Manaure, un village poussiéreux, les Waiuu continuent aujourd’hui d produire du sel. Et comme partout dans le monde en développement où j'ai observé la  production manuelle du sel, c'est ici aussi un travail dur et mal payé, quoiqu’à une échelle beaucoup moins extrême qu’au Sahara et en Ethiopie.
     Depuis quelques générations les salines sont également exploitées industriellement par une société gouvernementale, qui de plus achète le sel des Waiuu. Manaure remplit 65 % des besoins en sel de la Colombie.
     Grâce à un soleil féroce, un climat sec et venteux, et des lagunes naturelles, Manaure a toujours été l’endroit parfait pour l’évaporation de l’eau de mer. Bien que certains mineurs y travaillent toute l'année, la plupart d'entre eux ne le font que durant les plus productifs trois mois d'été.
     Le reste du temps les Waiuu pêchent ou se dédient à leurs troupeaux de chèvres. Ils vivent dans des maisons de torchis ou des huttes de cactus. Et ils dorment dans des hamacs, la plupart  magnifiquement tissés par les femmes et suffisamment larges pour accommoder des couples. Comme ailleurs dans le monde en développement, les Waiuu perdent beaucoup de temps à  se pourvoir de l‘eau de puits lointains et de  bois de chauffage. C’était ainsi du moins entre les années 1974 et 1987, durant lesquelles je les ai visités trois fois. Beaucoup de choses ont changé depuis.


Because of the heat, Waiuu salt miners start working at dawn.

A cause de la chaleur le travail des mineurs de sel Waiuu commence à l’aube






Barefoot in the brine, even teenage girls take part in the hard labor.

Pieds nus dans la saumure, même les adolescentes prennent part au dur  labeur.










It took two strong men to lift those more than 100-pound bags of salt on the backs of those young girls, who will carry them to a truck.

Deux hommes furent nécessaires pour charger ces sacs d’au moins cinquante kilos sur le dos de ces deux jeunes filles. Elles les transporteront au camion de la compagnie qui achète le sel des Waiuu.



 To protect herself against sunburn, this Waiuu woman miner.  covered her face with a black powder extracted from roots. She is smoking her cigarette with the lighted side inside her mouth.

Pour se protéger du soleil cette femme Waiuu a enduit son visage d’une poudre noire extraite de racines. Elle fume sa cigarette avec le côté  allumé à l’intérieur de sa bouche.

The Waiuu sleep in hammocks, alone and in pairs. They rest in them during the day’s hottest hours.

Les Waiuu dorment dans des hamacs, seuls ou en couples. Ils s’y reposent durant  les heures les plus chaudes de la journée.





Weaving a hammock
Tissant un hamac


Finishing some hammocks

Finissant des hamacs


Young girls on the way to the distant well

Jeunes filles en route vers le puits lointain


At the well

Au puits


Wayuu women fill jars with drinking water near their drinking goats. The water hole was excavated by the Colombian government to collect rain water during the short rainy season.

Femmes Waiuu remplissant des jarres d’eau potable tandis que leurs chèvres  s’abreuvent. Le gouvernement colombien creusa ce trou pour y recueillir l’eau de la courte saison des pluies.




Back from the well

Retour du puits

Wayuu camp. Hammocks hanging in social area. Donkey under thorn tree.

Campement Waiuu. Hamacs dans la zone sociale. Ane sous l’arbre épineux.








No comments:

Post a Comment